Lors de la session de mars qui débute aujourd’hui, le Grand Conseil pourra notamment débattre de quatre rapports importants du Conseil-exécutif et les compléter par ses propres prises de position (sous forme de déclarations de planification politiquement contraignantes). Le groupe parlementaire des VERT-E-S a défini sa position ainsi :

  • Avec le rapport du Programme gouvernemental de législature 2023-2026, le Grand Conseil pourra prendre connaissance, lors de la session de mars, des objectifs, priorités et projets que le Conseil d’Etat s’est fixés pour la période administrative actuelle jusqu’en 2026. Le groupe parlementaire des Vert-e-s estime que ce programme de législature est insuffisant : il ne répond pas à l’urgence d’actions face à la crise du climat et de la biodiversité et se limite à une mise en œuvre molle de l’article constitutionnel sur la protection du climat. De plus, le rapport du Conseil d’Etat ne tient pas compte de l’intervention pour une « législature climatique ». Celle-ci a été approuvée par le Grand Conseil il y a neuf mois, après que le Conseil d’Etat ait assuré que la protection du climat serait un thème central de la législature. Avec une déclaration de planification, soutenue également par le PS, le Grand Conseil a maintenant l’occasion de donner à la protection du climat la priorité nécessaire, d’exiger des efforts supplémentaires et de la déclarer tâche transversale pour tous les domaines de l’action étatique. (PE Vanoni / Hässig Vinzens)
     
  • Le groupe des VERT-E-S prend connaissance du rapport du Conseil d’Etat sur l’évaluation de la gestion de crise du canton de Berne durant la pandémie de COVID-19 avec les déclarations de planification complémentaires (DP) de la commission de gestion. Mais elle demande là aussi des accents supplémentaires : les administrations cantonales et communales doivent prendre les mesures nécessaires pour protéger les groupes vulnérables qui, dans des situations exceptionnelles, ont besoin d’un soutien particulier de l’Etat (DP Sancar). Le Conseil d’Etat doit en outre montrer comment il entend réduire le manque structurel de personnel dans les domaines de l’éducation et de la santé et quelles mesures sont prises à cet effet (DP Gullotti, Hilty Haller, de Quervain).
     
  • Le groupe parlementaire des VERT-E-S prend acte du rapport du projet Avenir Berne romande : vers une administration francophone moderne, accessible et efficiente, qui constitue une stratégie d’avenir pour la partie francophone du canton. Il soutient l’orientation de continuer à prévoir des solutions décentralisées pour les institutions étatiques du Jura bernois après le changement de canton de Moutier. Le groupe des Verts est ouvert aux propositions d’optimisation et de réduction des coûts et se prononcera à ce sujet dans le cadre des demandes concrètes de crédit pour les différents sites.
     
  • En ce qui concerne la Stratégie cantonale d’aide aux victimes 2023-2033, le groupe des VERT-E-S soutient les critiques de la Commission santé et affaires sociales (CSoc) chargée de l’examen préalable et ses propositions de majorité et de minorité pour le renvoi de certains chapitres du rapport. Des améliorations sont ainsi demandées dans les domaines de la protection des données, des centres de consultation décentralisés et des places de protection pour les jeunes filles et les adolescentes. Les sanctions dans le domaine de l’asile et de l’aide sociale en rapport avec l’aide aux victimes sont rejetées, car cela pénaliserait également les femmes victimes de violence dans des situations économiques déjà difficiles.

Élection de combat à la Cour suprême – un cas exemplaire
L’élection à la Cour suprême aura vraisemblablement lieu le mercredi de la première semaine de session. Selon la dernière clé de répartition proportionnelle, les VERT-E-S sont massivement sous-représentés au sein de la plus haute instance judiciaire du canton de Berne (actuellement 0,8 – droit à 3.0 postes). Le groupe parlementaire des VERT-E-S fait donc valoir son droit avéré et se réjouit de pouvoir soutenir une candidate dont les compétences ne sont pas contestées : Bettina Bochsler (Zimmerwald) se distingue notamment grâce à ses 15 ans d’expérience professionnelle en tant que juge pénale au tribunal régional de Berne-Mittelland. Elle y travaille en tant que juge unique et juge collégiale. Elle jouit d’une très bonne réputation dans les milieux de la justice et des avocats. 

Le groupe parlementaire des VERT-E-S appelle les Député-e-s de tous les groupes politiques à respecter la revendication des VERT-E-S, à reconnaître l’expérience et les performances de la candidate (également en tant qu’ancienne greffière à la Cour suprême) et – également par respect pour la séparation des pouvoirs – à élire Bettina Bochsler à la Cour suprême. Le groupe des VERT-E-S estime que l’élection de suppléance est un test pour la crédibilité du processus de sélection et d’élection des tribunaux.