Ces motions auraient conduit à des conditions d’hébergement indignes
Le groupe parlementaire VERT-E-S/AL se réjouit que le Grand Conseil ait rejeté, le 3 juin, trois motions qui auraient de facto accordé aux communes un droit de veto sur l’implantation de centres d’hébergement pour demandeurs d’asile sur leur territoire : selon la motion, la création de centres d’hébergement n’aurait été possible qu’avec l’accord des communes d’implantation, en fonction du nombre d’habitants. Ces motions visaient à annuler la décision du Grand Conseil de novembre 2016, selon laquelle le canton peut obliger les communes à construire les hébergements nécessaires pour les réfugié-e-s 

L’adoption de ces motions aurait rendu encore plus improbable la possibilité pour les réfugié-e-s de vivre dans des logements à peu près décents. La pression sur les villes se serait accrue pour qu’elles créent des centres d’hébergement pour réfugié-e-s même dans des lieux précaires, tels que des locaux souterrains.

Les auteur-e-s de la motion affirment que les centres d’hébergement pour réfugié-e-s prévus dans les petites communes sont trop grands. Ce même groupe s’oppose à notre demande visant à ce que les réfugié-e-s puissent être hébergés dans des appartements. Leur souhait sincère est sans doute qu’aucun réfugié-e-s ne réside dans leurs communes. Heureusement, le Parlement n’a pas accédé à cette demande.

Regula Bühlmann, LES VERT-E-S

Les partisans de la motion veulent écarter les réfugié-e-s, les rendre invisibles. Seules comptent leur propre perception, leur propre expérience, leurs propres besoins. S’il s’agissait d’abolir la politique des camps, cette revendication serait également intéressante d’un point de vue de gauche. 

Christa Ammann, AL

On a empêché que les tâches cantonales soient sabotées
L’accueil des réfugié-e-s relève de la compétence de la Confédération et des cantons. Pour que le canton de Berne puisse assumer cette mission, il dépend des communes, qui doivent mettre à disposition des terrains et des infrastructures pour l’hébergement.

Le groupe parlementaire VERT-E-S/AL se réjouit de constater que, malgré le glissement vers la droite observé lors des élections cantonales, la majorité du Conseil n’est pas disposée à saboter l’accomplissement des tâches cantonales dans le domaine de l’asile. Cela facilite l’engagement des responsables politiques des VERT-E-S et d’AL en faveur d’une politique migratoire solidaire et humaine.